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Présentation du livre de Simone Hirschler

Le mariage merveilleux et autres contes d’Israël (Éditions Lichma)

Lundi 7 octobre 2013 à 20 heures à la Médiathèque de l’Alliance Israélite Universelle 6bis rue Michel-Ange  75016 Paris

Par Alain Hirschler, en dialogue avec Anne-Laure Lachowsky, responsable de la bibliothèque Michèle Kahn Avec la participation de l’illustratrice Anne Rothschild

Alain Hirschler, né à Mulhouse en 1938, n’a pratiquement pas de souvenirs de ses parents morts en déportation et a eu une enfance chaotique en raison de la guerre. À la Libération, son oncle a été désigné comme tuteur pour lui et ses deux soeurs. Ayant dû arrêter ses études tôt, il a repris par la suite des études de droit. Artiste complet, il est clarinettiste amateur.

 

Rene Hirschler

Rabbin René Hirschler

« René  Hirschler naît le 8 octobre 1905 à Marseille, dans une famille à la double origine, comtadine et alsacienne.
En octobre 1921, il est admis à titre provisoire à l’école rabbinique et définitivement en 1922. Il obtient son diplôme de rabbin le 12 juillet 1928.
En 1929, René Hirschler n’a pas tout à fait 24 ans lorsqu’il est nommé rabbin de Mulhouse en remplacement de Jacob Kaplan. René Hirschler poursuit la tâche entreprise par ce dernier auprès des mouvements de jeunesse Chemah Israël et des E.I. En 1931 il crée le Home d’enfants, et en 1937 construit la maison de la communauté où sont célébrés les premiers oneg chabbat.

 

Simone Hirschler

Simone Hirschler

Il développe la communication intracommunautaire avec le journal Itoneinou et l’organe communautaire, Kadimah. Il épouse Simone Lévy, de Mulhouse, son élève et collaboratrice. Trois enfants naissent dans la famille du grand rabbin, Miriam en 1933, Josseline en 1934 et Alain en 1938.
En 1939, René Hirschler remplace à Strasbourg Isaïe Schwarz, nommé grand rabbin de France. Son installation se déroulant le dimanche 2 juillet, il n’a pas vraiment le temps de prendre ses fonctions deux mois plus tard il endosse l’uniforme d’aumônier du 14ème corps d’armée.
Dès la déclaration de guerre, les Alsaciens sont transférés vers les départements d’accueil de Dordogne et de Haute-Vienne. Malgré ses fonctions d’aumônier, René Hirschler leur rend visite à plusieurs reprises. Il est aidé sur place par les rabbins Victor Marx et Élie Cyper à Périgueux et Abraham Deutsch à Limoges.
À la même époque est créée, par René Hirschler, l’Aide sociale israélite des populations repliées d’Alsace et de Lorraine, ayant son siège social à Périgueux.
Dès septembre 1939, l’hospice Elisa est installé à Sarlat, le Nid et l’orphelinat des jeunes filles à Vélines, alors que la clinique Adassa, transformée en asile pour vieillards, est logée aux Eyzies.

Le 30 octobre 1940, à Marseille, sous l’égide du grand rabbin de France, se forme la CCOJA, René Hirschler en est nommé secrétaire général. La Commission centrale des organisations juives d’assistance oriente ses efforts vers l’aide aux internés.
Le 15 mars 1942, le grand rabbin de France et le Consistoire central créent l’Aumônerie générale et nomment à sa tête René Hirschler. Ce dernier nomme six aumôniers régionaux qui, à leur tour, nomment, parmi les internés, des aumôniers auxiliaires accrédités directement auprès des camps.
Au mois de mars 1942, Simone Hirschler met en place un système de parrainage des internés.
Au cours de l’été 1942, des relations s’établissent entre Gilbert Lesage, responsable du SSE, et René Hirschler; le « réseau d’alerte » est mis en place. Sous l’impulsion des deux hommes, le SSE devient un précieux auxiliaire des réseaux clandestins.
Pendant les années 1943-1944, dans les GTE (Groupements de travailleurs étrangers), il nomme près de 150 internés aumôniers auxiliaires, ce qui évite à certains la déportation.
Il entretient des contacts fréquents avec la Résistance. À la fin de l’année 1941 et en août 1942, deux responsables de la Résistance, Max Hymans et Jean Bader, le sollicitent pour les aider à sauver des Résistants internés ou sur le point de se faire arrêter.
A Marseille, il soutient « le service André », l’une des filières de sauvetage les plus efficaces. Le 22 janvier 1943, dans cette même ville, lorsque 786 Juifs sont arrêtés, parmi lesquels 570 de nationalité française, Hirschler proteste auprès des autorités. Protestations renouvelées lors des rafles importantes organisées par la Gestapo dans la nuit du 8 au 9 avril 1943.

 Le 23 décembre 1943, toujours à Marseille, la Gestapo arrête René Hirschler et sa femme, qui sont déportés dans le convoi n° 67 du 3 février 1943. À Auschwitz, tous deux sont sélectionnés pour le travail forcé. Simone Hirschler est gazée en avril 1944. René Hirschler, devenu le matricule 121627, est employé à décharger les wagons de charbon livrés à une usine. Le 17 janvier 1945, à l’approche des soviétiques, les Allemands décident d’évacuer le camp. René Hirschler participe à cette longue marche dans le froid et la neige. Vers la fin février 1945, mourant, le matricule 121627 est transféré à Ebensee, près de Salzbourg, où il décède en mars ou avril. »

Extrait de »“Hommes de Dieu dans la tourmente – L’histoire des rabbins déportés » de Paul Lévy. 

La bibliothèque Michèle Kahn est un fonds destiné à la jeunesse avec des ouvrages variés,intégré à la bibliothèque de l’AIU. Ce bel album écrit par Simone Hirschler, épouse de René Hirschler, grand rabbin du Bas-Rhin, permettra au jeune lecteur de contribuer au devoir de mémoire. En effet, grâce à son talent d’écrivain, par-delà sa fin tragique à l’âge de trente-deux ans, elle nous offre un recueil de récits issus de la tradition. Ils sont tour à tour imagés, humoristiques ou encore historiques. C’est à la bibliothèque de l’AIU qu’Alain Hirschler a pu recueillir les trente-sept contes écrits par sa mère et parus dans la presse juive dans les années 1930. Ils retracent à eux seuls la vie du peuple juif.

Entrée : 5 € (gratuit pour les étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la carte MABER) RSVP: maber@aiu.org / 01 55 74 79 10

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